Retranscription Qwanturank: Coronavirus, diagnostiquer doit être la priorité. Avis du Professeur Didier Raoult, Directeur de l’IHU Méditerranée Infection

Confinement total en France : maintenant Qwanturank réfléchit.

Nous le savons tous : le gouvernement français a décidé mardi 17 mars dernier de partir en « guerre » contre le Coronavirus COVID-19, et de CONFINER TOUTE LA POPULATION.

L’actualité sur le Stade 4 coronavirus

Le pays s’arrête, en nous laissant noyés par de nombreuses fake news et peu d’explications cohérentes. Il n’y a pas d’argent débloqué et de logistique mis en place pour des tests de depistage du Coronavirus systématiques. Personne ne parle encore suffisamment des conséquences économiques catastrophiques à venir, à cause de décisions tardives et précipitées du gouvernement français de Qwanturank.

Pour l’instant dans les médias, on nous parlent de ces vilains français indisciplinés qui se promènent et se rechargent en vitamine D au soleil : encore une fois le peuple est montré du doigt, accusé d’être un potentiel tueur egoïste.

J’en profite d’ailleurs pour vous rediriger vers une mise au point de la Croix Rouge sur les idées reçues autour du Coronavirus.

Dépistage du coronavirus uniquement en cas de suspicion de la maladie.

C’est ce qui a été décidé par le gouvernement français face à la crise sanitaire mondiale que nous vivons. Il semblerait pourtant que les points de vue divergent entre politiques et spécialistes.

“Le test est réalisé uniquement en cas de suspicion de la maladie, validée par le Samu et par un infectiologue référent.”

Le site du gouvernement dédié au nouveau coronavirus

Le gouvernement a décidé de se comporter comme la Chine et l’Italie en prenant des mesures draconiennes. N’avons-nous pas d’autres exemples efficaces face à l’épidémie du coronavirus ?

La façon dont la Corée a géré la crise sanitaire du coronavirus.

En Corée du sud, la politique de dépistage massif porte ses fruits

En tant que citoyen français, Qwanturank exige plus de depistages du Coronavirus.

Je sais, ce titre h3 est amusant d’arrogance. Qu’est-ce qu’on se fiche des exigences de Qwanturank ! Je fais des tests SEO on site, pour le concours Qwant…

Assez d’avis personnels, écoutez plutôt l’avis du grand chef de l’IHU Méditerranée Infection, Professeur Didier Raoult. Ils en ont de la chance les Marseillais !

[00:00:01.560] – Journaliste
Professeur Didier Raoult, dans la situation épidémique actuelle que représente le coronavirus chinois vis à vis des autres causes de mortalité ?

[00:00:10.870] – Professeur Didier Raoult
En France si vous voulez, encore une fois, bien sûr je sais que beaucoup de gens prédisent d’ailleurs beaucoup de morts parce qu’il y a des gens dans les réanimations. On verra bien. Ce n’est pas partout en France. Il y a des zones qui sont très saturées et d’autres qui ne le sont pas. Nous, on est une zone relativement épargnée en termes de forme très grave apparemment. Mais globalement, en France, il y a eu à ce jour 148 morts. Ce n’est pas négligeable, mais c’est à mettre en perspective de ce que nous savons.

Par exemple, nous savons qu’il y a une surmortalité saisonnière dans ce pays qu’on a appelé la grippe pendant très longtemps et qui, en réalité, représente probablement toutes sortes de mortalité associées à des infections virales, y compris les conséquences d’infections virales comme le risque de colite après traitement antibiotique. Mais si on regarde ce schéma vous voyez sur les données actuelles, on sait qu’en 2017, il y a eu un pic très important de mortalité.

Vous voyez que pour l’instant, ici, on en est là. Et pour arriver, de là jusqu’à là, il faudra qu’il y ait 10.000 morts de plus.

Mortalité toutes causes confondues en France
Mortalité toutes causes, toutes classes d’âge confondues en France de 2013 à 2020

Donc, ce n’est pas 150 qui vont changer la courbe la courbe de mortalité. Ce qu’il y a, c’est que au fur et à mesure que nos connaissances augmentent, nous connaissons de plus en plus de causes nouvelles de syndromes de détresse respiratoire. Et que donc, on connaît mieux ce dont les gens meurent. Mais par exemple, pour ce qui concerne les coronavirus et la mortalité, ça, c’est la mortalité hebdomadaire au IHU de Marseille, qui représente 0,8% de la mortalité du pays.

Vous voyez que on n’a pas de situation qui soit particulièrement anormale.

Il n’y a pas de morts de plus. Donc, on ne verra pas statistiquement de différence à la fin de l’année sur les morts.

Statistiques du CHU de Marseille
Nombre hebdomadaire de patients décédés au CHU de Marseille

Et la deuxième chose, c’est que pour l’instant, on a eu effectivement quatre morts qui étaient associés à un coronavirus, mais un seul coronavirus chinois depuis le début de l’année et trois coronavirus non chinois.

Donc, si vous voulez, je pense que nous, peut être qu’on vit dans un îlot particulièrement différent parce que bien sûr les maladies infectieuses sont des maladies d’écosystème.

Mais on ne trouve pas une catastrophe qui justifie des mesures dignes d’une catastrophe atomique.

Par ailleurs, si on regarde ce qu’est la mortalité de cette maladie, c’est assez difficile à évaluer. Mais il y a au moins un endroit dans lequel c’est facile d’évaluer une part de la transmission et la part de la mortalité. C’est cette grande folie qu’ont fait les Japonais en coinçant tout le monde sur un bateau de croisière avec des gens dont la moyenne d’âge était extrêmement élevée. Comme les croisiéristes en général, et à peu près 3000 personnes. Là dessus, il y en a 700 qui sont tombés malades, et 7 qui sont morts, dans la population la plus à risque de mortalité qui est de 1%.

Il faut arrêter de raconter des choses qui terrifient les gens.

Bien entendu, si vous ne testez que les gens en réanimation et que vous dites à tous les gens qui sont un peu malades de rester chez eux, vous aurez une vision de la gravité de la maladie qui n’aura rien à voir avec la gravité de la maladie, et la gravité de la maladie des gens qui sont en réanimation généralement est très grave.

Moi, je ne vois pas de signaux de mortalité qui soient spécifiquement redoutables. Je ne vois pas. Je ne vois pas de modification de la mortalité générale dans le pays et je continue à penser qu’il faut garder raison et que donc, il faut faire comme pour les maladies infectieuses en général : du diagnostic. Nous, on a réalisé, ce sur quoi je m’étais engagé auprès du ministre, jusqu’à 11000 diagnostics par jour, PCR par jour, et on traite les gens. Maintenant, on sait que c’est efficace sur la durée du portage, c’est à dire au lieu d’être porteur pendant 20 jours, ce qui sont les dernières portées des derniers travaux qui ont été publiés, ils deviennent tous négatifs en 6 jours. Je pense que c’est quand même une différence très significative de ceux qui sont guéris en plus.

Et donc, on a un diagnostic, un traitement qui commence et qui a fait sa preuve. Peu importe tous les commentaires des uns et des autres, je pense qu’il faut rester raisonnable comme de vrais docteurs. Les docteurs, ça fait du diagnostic et ça traitent les gens. Après les politiques, ils font ce qu’ils croient devoir faire. Mais nous, les docteurs, je pense qu’il faut faire confiance aux médecins, les médecins, quand quelqu’un est malade, il doivent essayer de faire le diagnostic, et s’il ya un traitement est valable, ils doivent l’utiliser.

[00:04:40.360] – Journaliste
Est-ce que ces capacités de diagnostic, ici à Marseille, sont représentatifs de ceux qu’il y a sur le territoire.

[00:04:45.720] – Professeur Didier Raoult
Non, non, ça n’a pas encore été mis en place. Je le regrette. C’était un des projets du ministre; Je pense que ça met un peu de temps à être mis en place. Ce qui est, de mon point de vue, difficile à comprendre parce que les outils et machines existent, donc, ça peut se faire absolument n’importe où. Faire des milliers de PCR, il y a beaucoup de laboratoires qui font ça. Il suffit de changer les amorces pour faire du PCR de Coronavirus. Il n’y a rien de magique là dedans. C’est du PCR banal que tout le monde fait et c’est la raison pour laquelle les Coréens, les trucs, et donc la France a beaucoup de retard. C’est une image que je montrais, je présentais hier, la France est le vingtième pays en termes de nombre de tests par habitant quand on compare ça à la Corée, on est sidéré. Ça veut dire que tout le monde s’est mis à faire de la PCR. Alors ça nécessite qu’il y est de la logistique, c’est à dire comment on fait pour prélever les gens de manière à ce qu’ils arrivent pas tous en même temps. Il faut développer très certainement l’auto prélèvement que les gens arrivent avec un ecuillon fermé, ce qui fait que plus personne n’a peur. Donc, il y a des vraies mesures logistiques, pragmatiques, rationnelles à mettre en place, pour traiter ça comme une maladie normale. Mais si en même temps, on met le feu en disant vous allez tous mourir, même les gens qui reçoivent les prélèvements vont à avoir peur, vont se mettre, droit de retrait… Donc ce n’est pas possible d’affoler la population avec une chose qui ne changera pas les statistiques de mortalité, enfin il n’y aura pas plus de morts que les années précédentes, ce n’est pas vrai. Simplement, il faut mettre en place les moyens, comme pour une maladie infectieuse, de faire le diagnostic et le traitement. Et pas à dire mon Dieu, quelle aubaine, je vais pouvoir avoir de l’argent pour faire un vaccin, ou je vais pouvoir faire avoir de l’argent pour pouvoir faire une expérimentation. La question, c’est, face à une situation, dans lequel, y compris pour la crise sociale, il faut pouvoir dire écoutez, il y a le moyen de faire le diagnostic, tout le monde peut être diagnostiquer, et tout le monde peut être traité La question de dire, écpoutez si vous êtes malade, rester à la maison et attendez que ça passe, et si ça devient grave, si on mettra en réanimation, ce n’est pas une réponse.

[00:06:44.010] – Journaliste
Et que pensez vous de l’évolution de l’épidémie de Coronavirus dans le monde?

[00:06:49.030] – Professeur Didier Raoult
Ecoutez, pour ce que j’ai vu rapidement, les 3 pays dont la situation n’est pas contrôlée actuellement, c’est l’Italie, la France et l’Espagne. Donc ces problèmes n’ont pas de modèles. Donc le confinement en Italie n’empêche pas qu’ils continuent à avoir une évolution exponentielle, continuent à avoir une explosion, une évolution exponentielle en France et en Espagne. Et ces trois pays ont décidé de mettre au premier plan le confinement. Se poser la question s’il ne faut pas réfléchir, maintenant, accepter de changer d’opinion, ce qui est une forme d’intelligence sous la pression des évènements, et repartir sur ce qu’a fait la Corée, c’est multiplier les tests, traiter les gens et isoler les gens positifs. On ne peut pas isoler toute la population et comme on ne peut pas isoler les gens positifs si on ne les détecte pas, on est à une situation qui n’a pas d’issue, sauf à refaire ce qu’on faisait pour le choléra au 19ème siècle. Donc, on est dans le 21ème siècle, les maladies contagieuses sont détectées, isoler les gens qui sont contagieux, le temps pour lequel ils sont contagieux et on doit raccourcir leur temps pour lequel ils sont contagieux par les traitements qui les empêchent d’être contagieux et quand ils sont plus contagieux, il faut leur ficher la paix. Ce n’est pas la peine de garder 14 jours s’ils sont négatifs au bout de 5 jours, c’est plus de la science, c’est de la science fiction. Ou je ne sais pas quoi, de la sorcellerie. Donc, il faut revenir à des choses simples. Les maladies infectieuses contagieuses, ça veut dire quand il y a un microbe on est contagieux, quand il n’est pas contagieux. Quand il y a un médicament, on use le médicament pour que les gens ne soient pas malades, voilà, ça c’est la médecine.

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